Ah ! si le clown était venu ! Il aurait bien ri, mardi soir : UN magicien en cape noire A tiré d'un petit mouchoir Un lapin, puis une tortue Et, après, un joli canard. Puis il les a fait parler En chinois, en grec, en tartare. Mais le clown était enrhumé...
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Tout ne va pas, dans ce bas monde, Toujours au gré de nos désirs, Et bien souvent un ver immonde Se glisse au coeur de nos plaisirs. Alors nous faisons bouche amère ; Nous nous plaignons de notre sort, Et toujours notre dépit éphémère Trouve des charmes...
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Heureux qui, retiré du monde, De ses faux plaisirs dégoûté, Jouit dans une paix profonde Des douceurs de la liberté ! Heureux qui, de la solitude Mettant à profit les loisirs, De son cœur fait sa seule étude, De ses devoirs fait ses plaisirs ! Heureux...
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Recueil : Les poésies inédites (1801) Rions, chantons, aimons, buvons : En quatre points c'est ma morale. Rions tant que nous le pouvons, Afin d'avoir l'humeur égale. L'esprit sombre, que tout aigrit, Tourmente ce qui l'environne ; Mais l'homme heureux...
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Recueil : Les fleurs d'automne (1847) Lorsque tu nais, enfant, pour apaiser tes pleurs Un hochet t'est donné qui calme ta misère ; Pour toi, pauvre bouton né de vivantes fleurs, Le premier des hochets est le sein de ta mère. Après, — des jours riants...
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Recueil : Le coffret de santal (1873) Une salle avec du feu, des bougies, Des soupers toujours servis, des guitares, Des fleurets, des fleurs, tous les tabacs rares, Où l'on causerait pourtant sans orgies. Au printemps lilas, roses et muguets, En été...
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Ici-bas, oh ! vraiment c'est une étrange chose : Quand on souffre le plus, on prend un air joyeux ; Quand on porte en son sein le cœur le plus morose, On met, pour le cacher, un sourire en ses yeux. De sa peine chacun meurt, et personne n'ose Ôter à son...
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Notre âme est un soleil qui resplendit en nous. Flamboyante inconnue, à travers la prunelle Elle darde l'éclat des feux qui sont en elle, Vous éblouit, vous trouble en se fixant sur vous. Elle éclôt nos pensers et les parfume tous, Et mûrit dans nos cœurs,...
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La vie est une fleur qui s'épanouit lentement Un a un ouvre ses pétales, éclatante de beauté Puis doucement s'éteint et se fane. Les gouttes de rosée viennent caresser le bourgeon Recroquevillé tel un foetus. Puis dans un cri s'arrache du ventre de la...
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Ô jeunes hommes ! notre joie, Vous ne la connaissez point, De voir, comme un bouton rougeoie, Le printemps qui point. Quand le soleil, tout jeune, dore Les toits hier pluvieux, Une aube de jeunesse encore Rit au cœur des vieux. Il ranime, par la fenêtre...
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