Au moulin de Daudet, j'ai croisé la Provence, Les pierres du passé sur les ailes du temps, Oliviers, amandiers, les genêts éclatants, Le meunier gambadant aux sentes d'existence Sous le fardeau des ans. Au pays de Mistral, au chemin de Maillane, J'ai...
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Vivre du vert des prés et du bleu des collines, Des arbres racineux qui grimpent aux ravines, Des ruisseaux éblouis de l’argent des poissons ; Vivre du cliquetis allègre des moissons, Du clair halètement des sources remuées, Des matins de printemps qui...
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Quand tu me manques Dans l’innocence d’un jour nouveau Dans le lointain de mes songes, à fleur de peau Le poids de ma solitude égale celui de mon armure Et mon sourire devient masque dans l’hiver morsure. Quand tu me manques comme le soleil manque à la...
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Il brille, le sauvage Été, La poitrine pleine de roses. Il brûle tout, hommes et choses, Dans sa placide cruauté. Il met le désir effronté Sur les jeunes lèvres décloses ; Il brille, le sauvage Été, La poitrine pleine de roses. Roi superbe, il plane irrité...
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Il y a plus de fleurs Pour ma mère, en mon coeur, Que dans tous les vergers ; Plus de merles rieurs Pour ma mère, en mon coeur, Que dans le monde entier ; Et bien plus de baisers Pour ma mère, en mon coeur, Qu'on en pourrait donner.
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Audendum est. Ô fils du Mincius, je te salue, ô toi Par qui le dieu des arts fut roi du peuple roi ! Et vous, à qui jadis, pour créer l’harmonie, L’Attique, et l’onde Égée, et la belle Ionie, Donnèrent un ciel pur, les plaisirs, la beauté, Des mœurs simples,...
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La parole est libre et mes pensées simples dans l’onde idéale et cette brise suave où nous sommes unis à l’entente implicite de nos cœurs habités par la fraternité. Le feu de camp nourrit des lueurs vacillantes et notre réunion est la preuve aveuglante...
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Je me suis endormie Sur le parquet flottant La houle de mon radeau A fait lever les flots Mon bateau de papier Au sommet de mes voiles Flotte vers l’arrimage Le rivage en écho Une vague qui déferle Me réveille brusquement Entre les eaux Je suis un être...
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Quel effrayant lointain, quelle vaste étendue ! Toujours le ciel et l'eau, rien qui fixe la vue ! Ô sublime Océan, roi plein de majesté, Tu portes l'infini dans ton immensité. Couché tranquillement au bord de ton rivage, Je compte tous les flots qui meurent...
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Nature au cœur profond sur qui les cieux reposent, Nul n’aura comme moi si chaudement aimé La lumière des jours et la douceur des choses, L’eau luisante et la terre où la vie a germé. La forêt, les étangs et les plaines fécondes Ont plus touché mes yeux...
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