Ici-bas, oh ! vraiment c'est une étrange chose : Quand on souffre le plus, on prend un air joyeux ; Quand on porte en son sein le cœur le plus morose, On met, pour le cacher, un sourire en ses yeux. De sa peine chacun meurt, et personne n'ose Ôter à son...
Lire la suite
Notre âme est un soleil qui resplendit en nous. Flamboyante inconnue, à travers la prunelle Elle darde l'éclat des feux qui sont en elle, Vous éblouit, vous trouble en se fixant sur vous. Elle éclôt nos pensers et les parfume tous, Et mûrit dans nos cœurs,...
Lire la suite
La vie est une fleur qui s'épanouit lentement Un a un ouvre ses pétales, éclatante de beauté Puis doucement s'éteint et se fane. Les gouttes de rosée viennent caresser le bourgeon Recroquevillé tel un foetus. Puis dans un cri s'arrache du ventre de la...
Lire la suite
Ô jeunes hommes ! notre joie, Vous ne la connaissez point, De voir, comme un bouton rougeoie, Le printemps qui point. Quand le soleil, tout jeune, dore Les toits hier pluvieux, Une aube de jeunesse encore Rit au cœur des vieux. Il ranime, par la fenêtre...
Lire la suite
Chère, voici le mois de mai, Le mois du printemps parfumé Qui, sous les branches, Fait vibrer des sons inconnus, Et couvre les seins demi-nus De robes blanches. Voici la saison des doux nids, Le temps où les cieux rajeunis Sont tout en flamme, Où déjà,...
Lire la suite
Forêt silencieuse, aimable solitude, Que j’aime à parcourir votre ombrage ignoré ! Dans vos sombres détours, en rêvant égaré, J’éprouve un sentiment libre d’inquiétude ! Prestiges de mon cœur ! je crois voir s’exhaler Des arbres, des gazons une douce...
Lire la suite
Recueil : La vie (1663) Tout n'est plein ici bas que de vaine apparence, Ce qu'on donne à sagesse est conduit par le sort, L'on monte et l'on descend avec pareil effort, Sans jamais rencontrer l'état de consistance. Que veiller et dormir ont peu de différence,...
Lire la suite
La vie est une fleur qui s'épanouit lentement Un a un ouvre ses pétales, éclatante de beauté Puis doucement s'éteint et se fane. Les gouttes de rosée viennent caresser le bourgeon Recroquevillé tel un foetus. Puis dans un cri s'arrache du ventre de la...
Lire la suite
Quand je me dis le soir sous mon toit solitaire, J'ai fait ce jour encor le bien que j'ai pu faire ; Mon cœur s'épanouit ; j'éprouve en un tel instant Une céleste joie, un saint ravissement ; Et ce plaisir divin souvent se renouvelle ; Le temps n'en détruit...
Lire la suite