Quel effrayant lointain, quelle vaste étendue ! Toujours le ciel et l'eau, rien qui fixe la vue ! Ô sublime Océan, roi plein de majesté, Tu portes l'infini dans ton immensité. Couché tranquillement au bord de ton rivage, Je compte tous les flots qui meurent...
Au vieux roi de Thulé sa maîtresse fidèle Avait fait en mourant don d’une coupe d’or, Unique souvenir qu’elle lui laissait d’elle, Cher et dernier trésor. Dans ce vase, présent d’une main adorée, Le pauvre amant dès lors but à chaque festin. La liqueur...
J’écris ici ces vers pour que, le soir, songeant A tous les rêves bleus que font les demoiselles, Vous laissiez sur vos yeux, placides lacs d’argent, Tournoyer ma pensée et s’y mouiller les ailes. Peut-être, près de vous assis, se rengorgeant, Quelque...
Au moulin de Daudet, j'ai croisé la Provence, Les pierres du passé sur les ailes du temps, Oliviers, amandiers, les genêts éclatants, Le meunier gambadant aux sentes d'existence Sous le fardeau des ans. Au pays de Mistral, au chemin de Maillane, J'ai...
Nature au cœur profond sur qui les cieux reposent, Nul n’aura comme moi si chaudement aimé La lumière des jours et la douceur des choses, L’eau luisante et la terre où la vie a germé. La forêt, les étangs et les plaines fécondes Ont plus touché mes yeux...
Les donneurs de sérénades Et les belles écouteuses Echangent des propos fades Sous les ramures chanteuses. C’est Tircis et c’est Aminte, Et c’est l’éternel Clitandre, Et c’est Damis qui pour mainte Cruelle fait maint vers tendre. Leurs courtes vestes...
Sous la moire du soir se glisse une hirondelle Dont les ailes de geai parent le ciel d’anneaux, Frétés de rubans d’or et de précieux métaux, Qu’une braise d’étoile orne de sa dentelle. Dans les vasques de jaspe au parfum de cannelle Des lucioles en fleur...
Le soleil affranchit le jardin de son ombre, Et couvre de ses feux, appentis et chartils, Réveillant le matin de baisers volatils Dont la saveur de miel repousse la pénombre. Glissant entre les buis, ses rayons en grand nombre, Incendient les vieux murs...
Il fut des temps anciens Il est des temps nouveaux rien ne change... La bete rode avec ses noirs desseins Elle avance sur ses deux pattes Cherchant ses proies, faciles a conquérir ! Elle leur souffle tous ses maux Emplit de haine ,de fiel Son visage a...
Cléopâtre embaumait l’Egypte ; toute nue,Elle brûlait les yeux, ainsi que le soleil ;Les roses enviaient l’ongle de son orteil… Victor Hugo Dans la nuit brûlante où la plainte continue Du fleuve pleure, avec son grand peuple éternel De Dieux, le palais,...
Naître avec le printemps, mourir avec les roses, Sur l’aile du zéphyr nager dans un ciel pur, Balancé sur le sein des fleurs à peine écloses, S’enivrer de parfums, de lumière et d’azur, Secouant, jeune encor, la poudre de ses ailes, S’envoler comme un...
Dans l'immensité bleue où les rêves se tissent, En sillage, douce brise effleure la joue. S’éveillent sous le voile d’une aurore clémentine, Îles embrassées par le souffle d’un doux courroux. Là où le ciel et l'eau enlace leur infinité, Enchantements...
Il brille, le sauvage Été, La poitrine pleine de roses. Il brûle tout, hommes et choses, Dans sa placide cruauté. Il met le désir effronté Sur les jeunes lèvres décloses ; Il brille, le sauvage Été, La poitrine pleine de roses. Roi superbe, il plane irrité...
Oui, partout elle est bonne et partout elle est belle, Notre terre de France aux mille aspects divers ! Belle sur les sommets où trônent les hivers, Et dans la lande fauve à l’araire rebelle, Belle au bord des flots bleus, belle au fond des bois verts...
En mai, dans le jardin où tous deux cheminions, La rosée allumait au soleil ses facettes ; Les branches soupesaient indolemment leurs fruits Encor verts par-dessus les grillages détruits ; En août, nos doigts gourmands ont laissé des fossettes Dans la...
Fade rumeur de jour, l’aube emplit sa besace De brindilles d’étoile et de rameaux de vent, Soufflant des braises d’or derrière un paravent, Dont l’immense vitrail dessine une rosace. Des nuages de perle aux rondeurs de fouace, Exhalent des parfums extraits...
Être femme, cœur et âme Non seulement une chaire sous une trame Loin d’être avare, d’amour vous inonde À elle seule ce don, elle est le socle du monde Être femme, c’est la douceur qui vous guide Elle a soif d’altruisme avec un cœur avide Elle donne sans...
Au clos de notre amour, l’été se continue : Un paon d’or, là-bas, traverse une avenue ; Des pétales pavoisent – Perles, émeraudes, turquoises – L’uniforme sommeil des gazons verts Nos étangs bleus luisent, couverts Du baiser blanc des nénuphars de neige...
Pour être un vrai lutin, et avoir un pot d'or. Pour pouvoir profiter de la musique, et ne pas être laissé dans le froid. Leur vie de plaisir se lit sur leur visage. Être un lutin vivant, est quelque chose que je peux embrasser. Leurs petits tours de passe-passe,...
Ce poème capte l'essence de l'instant parfait en amour, il rappelle que les moments non dits, remplis de sentiments tacites, sont souvent les plus puissants. Le meilleur moment des amours N'est pas quand on a dit : « Je t'aime. » Il est dans le silence...
Sous le lin du sommeil, coule l’or pur d’un songe, Où des oiseaux précieux gazouillent tendrement, A l’ombre d’une ruine au mignard parement, Qu’une douce fontaine habille de mensonge. La lumière du soir, qu’une arabesque éponge De son arc en miroir au...
Nous habiterons un discret boudoir, Toujours saturé d’une odeur divine, Ne laissant entrer, comme on le devine, Qu’un jour faible et doux ressemblant au soir. Une blonde frêle en mignon peignoir Tirera des sons d’une mandoline, Et les blancs rideaux tout...
La parole est libre et mes pensées simples dans l’onde idéale et cette brise suave où nous sommes unis à l’entente implicite de nos cœurs habités par la fraternité. Le feu de camp nourrit des lueurs vacillantes et notre réunion est la preuve aveuglante...
JE NE DEPOSERAIS PAS D'EXTRAIT D'ALICE JE TROUVE CE POEME TRES JOLI En vous offrant une perle de sable, égrenée sur le vélin parfait du soir qui se déploie le long des cyprès sombres et de leurs ombres chaudes, je vous écris des rêves que je relis, alors,...
Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne, Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends. J’irai par la forêt, j’irai par la montagne. Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps. Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées, Sans rien...