Ce spectre singulier n’a pour toute toilette, Grotesquement campé sur son front de squelette, Qu’un diadème affreux sentant le carnaval. Sans éperons, sans fouet, il essouffle un cheval, Fantôme comme lui, rosse apocalyptique Qui bave des naseaux comme...
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Seigneur, je ne saurais regarder d’un bon oeil Ces vieux singes de cour, qui ne savent rien faire, Sinon en leur marcher les princes contrefaire, Et se vêtir, comme eux, d’un pompeux appareil. Si leur maître se moque, ils feront le pareil, S’il ment,...
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Une femme Un trésor Un vœu exhaussé Par le souffle de la providence Un secret chuchoté Je n’ai jamais connu ses bras La tendresse dans son geste Je ne sais d’elle que sa voix et sa beauté céleste Dans un rictus Unifiées Les deux rives de la méditerranée...
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Roses, jasmins, iris, lilas, volubilis, Cerisiers du Japon et jeunes arbousiers, Colorant le matin de leurs chants printaniers Adornent mon jardin de vivants ex libris. Abeilles et frelons s’y disputant les lys, Piétinent les pistils sans aucune pitié,...
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Mais lors voici qu’un oiseau chante, Dans une pauvre cage en bois, Mais lors voici qu’un oiseau chante Sur une ville et tous ses toits, Et qu’il dit qu’on le voit le monde Et sur la mer la pluie tomber, Et des voiles s’en aller rondes, Sur l’eau si loin...
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Sous son granite noir le pharaon repose Entre la chair du soir et l’aube de l’orient Attisant le soleil de son souffle patient, Comme un roc alourdi d’une écaille de rose. Masque de sable et d’or, il enfanta l’hypnose, Et descendit le Nil d’un silence...
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Etanché de sa soif, évidé de racines, Escortant le soleil et son arc rougissant, L’oiseau palpe le temps d’une palme de vent Puis griffonne sa chair aux fusains des marines. Son plumage émargé d’un regard sans rétine, Glisse sa peau de miel et son teint...
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Tout n'est plein ici bas que de vaine apparence, Ce qu'on donne à sagesse est conduit par le sort, L'on monte et l'on descend avec pareil effort, Sans jamais rencontrer l'état de consistance. Que veiller et dormir ont peu de différence, Grand maître en...
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Mon encre est un poison, ambré, riche et subtil, Qui coule dans mon sang puis lentement se fige Au bout de mes doigts bleus que ma douleur corrige D’une harpe de mots dont je tisse le fil. Mes livres sont remplis d’images en exil, D’où rugissent parfois...
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Sous la moire du soir se glisse une hirondelle Dont les ailes de geai parent le ciel d’anneaux, Frétés de rubans d’or et de précieux métaux, Qu’une braise d’étoile orne de sa dentelle. Dans les vasques de jaspe au parfum de cannelle Des lucioles en fleur...
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